De nos jours, il est mal vu de ne pas avoir un machin tactile sur nos synthés. La mode, venu du Smarphone et de l'Ipad, envahit les synthés.
L'idée de base est plutôt bonne: offrir un contrôle des paramètres qui soit graphique, et contextuel, c'est à dire qui change en fonction du mode de l'instrument où l'on se trouve.
Las, il faut savoir montrer les problèmes quand il y en a. Exemple ici, avec une bonne marque et un bon synthé, le Jupiter 80.
Qu'y voit-on? Des draw bars d'orgue Hammond sur un écran, qu'on fait glisser individuellement, sur l'écran tactile. Génial, non? Mmmmmhhh, à y réfléchir, ce n'est pas une bonne solution.
Déjà, on peut débattre de la sensation de toucher un paramètre sur un écran au lieu d'un bouton, d'un slider, etc. On arrivera sans doute à la conclusion que les contrôleurs physiques sont meilleurs, mais qu'avec un peu d'habitude, on peut s'en sortir.
Ensuite, il faut savoir que la plupart des écrans tactiles ne sont pas multitouch: on ne peut faire varier qu'un paramètre à la fois. Un joueur d'orgue habitué aux tirettes ne va sûrement pas accepter cette limitation.
Voilà pourquoi les synthés qui proposent un maximum de contrôleurs physiques en façade sont plus appropriés. Les récents Nord Electro 4D, ou le Roland VR09, qui sont des claviers spécialisés pour la scène, offrent une ergonomie meilleure. Dans les synthés généralistes (Workstation), le Korg Kronos, qui pousse le concept de l'écran tactile très (trop?) loin a contourné le problème en affectant par défaut tous les Drawbars à ses 9 sliders.
dimanche 7 juillet 2013
Les filtres du Korg KingKorg
On a beau avoir un nom à la con, un look malheureux et un déficit de notoriété sur le segment par rapport aux ténors Virus et Nord, il faut savoir écouter des synthétiseurs qui valent la peine.
Voici donc le Kingkorg de ...Korg. C'est un synthé numérique à modélisation qui est conçu pour émuler les synthés analogiques les plus renommés.
Après avoir reçu un accueil mitigé, il faut bien tendre l'oreille sur cet instrument, voici une vidéo qui montre l'émulation des filtres de plusieurs bécanes et, foi de possesseur de Minimoog Model D, il faut bien avouer que ça sonne. Korg a, en plus, fait l'effort de contourner le sempiternel problème de filtre qui "monte en escalier" à cause de la résolution MIDI restreinte à 128 pas (sans doute grâce à un algorithmes de lissage/interpolation).
La réponse de ces filtres est vraiment proche des originaux, on reconnait aisément la couleurs sonore Moog, Oberheim, Prophet, MS20...
Un instrument à reconsidérer, donc.
Voici donc le Kingkorg de ...Korg. C'est un synthé numérique à modélisation qui est conçu pour émuler les synthés analogiques les plus renommés.
Après avoir reçu un accueil mitigé, il faut bien tendre l'oreille sur cet instrument, voici une vidéo qui montre l'émulation des filtres de plusieurs bécanes et, foi de possesseur de Minimoog Model D, il faut bien avouer que ça sonne. Korg a, en plus, fait l'effort de contourner le sempiternel problème de filtre qui "monte en escalier" à cause de la résolution MIDI restreinte à 128 pas (sans doute grâce à un algorithmes de lissage/interpolation).
La réponse de ces filtres est vraiment proche des originaux, on reconnait aisément la couleurs sonore Moog, Oberheim, Prophet, MS20...
Un instrument à reconsidérer, donc.
vendredi 28 juin 2013
dimanche 16 juin 2013
Cyclo, le joyau electro de Zazie
Voici une artiste à 2 facettes, j'ai nommé Zazie.
Tantôt folk / Rock, j'aime moyen.
Tantôt electro, comme sur l'album Rodeo, et j'adore.
Revoici donc Zazie avec son nouvel album "Cyclo", qui appartient clairement à la seconde catégorie, un joyau que je vous conseille absolument, avec ici le titre "20 ans". Au menu, du Moog (Little Phatty, Voyager), un DSI Prophet 08.
L'album est réalisé par Olivier Coursier (Aaron) et mixé par Tony Hoffer (l'ingé son de M83, Depeche Mode). Et le résultat est à la hauteur!
Tantôt folk / Rock, j'aime moyen.
Tantôt electro, comme sur l'album Rodeo, et j'adore.
Revoici donc Zazie avec son nouvel album "Cyclo", qui appartient clairement à la seconde catégorie, un joyau que je vous conseille absolument, avec ici le titre "20 ans". Au menu, du Moog (Little Phatty, Voyager), un DSI Prophet 08.
L'album est réalisé par Olivier Coursier (Aaron) et mixé par Tony Hoffer (l'ingé son de M83, Depeche Mode). Et le résultat est à la hauteur!
Le Kronos et les boucles!
Une bonne démo de Qui Robinez sur la façon dont le Kronos peut servir pour trigger des boucles audio en live
Une démo de l'Eclipse d'Eventide
Le multi-effet Eclipse est très créatif, voici un aperçu de quelques présets de l'appareil par un guitariste, une démo de bonne qualité comme on trouve assez peu sur la toile.
Nave, le synthé de Waldorf pour Ipad
Animoog faisait jusqu'alors office de référence pour les synthés sur Ipad, dans le sens où il était le seul à produire des sons réellements utilisables dans le cadre d'une production musicale digne de ce nom. D'autres applications existent, sont ludiques, mais nous attendions encore un synthé capable de rivaliser.
Le problème des applis sur Ipad, c'est qu'elles ont du mal à concilier 2 choses pourtant indispensables:
- Un son réellement créatif, qualitatif, original
- Une interface qui soit réellement adaptée à l'Ipad, et pas une simple transposition d'un logiciel déjà existant et, donc, souvent inadapté à l'interface tactile
Waldorf possédait déjà la technologie au niveau du son. Il ne restait qu'à la transposer efficacement sur écran tactile, et voilà qui est fait avec ce synthétiseur Nave très attirant, utilisant les tables d'ondes chères à la marque et, prouesse, réussissant à les rendre user-friendly grâce à la visualisation en 3D de leur évolution dans le temps!
Le problème des applis sur Ipad, c'est qu'elles ont du mal à concilier 2 choses pourtant indispensables:
- Un son réellement créatif, qualitatif, original
- Une interface qui soit réellement adaptée à l'Ipad, et pas une simple transposition d'un logiciel déjà existant et, donc, souvent inadapté à l'interface tactile
Waldorf possédait déjà la technologie au niveau du son. Il ne restait qu'à la transposer efficacement sur écran tactile, et voilà qui est fait avec ce synthétiseur Nave très attirant, utilisant les tables d'ondes chères à la marque et, prouesse, réussissant à les rendre user-friendly grâce à la visualisation en 3D de leur évolution dans le temps!
lundi 10 juin 2013
Sampler un synthé analogique avec le Kronos
J'ai faitun tuto maousse sur le sampling d'un synthé analogique sur le Kronos, hébergé sur Kronoscopie, le site de référence francophone sur le Kronos.
Comme je suis généreux (...), le site Kronoscopie héberge aussi les programmes concernés, il y a quelques exemples de son de CS60, Minimoog, SH1
http://www.kronoscopie.fr/sampler-un-analogique.html
Et voici la vidéo
Comme je suis généreux (...), le site Kronoscopie héberge aussi les programmes concernés, il y a quelques exemples de son de CS60, Minimoog, SH1
http://www.kronoscopie.fr/sampler-un-analogique.html
Et voici la vidéo
dimanche 9 juin 2013
Sony DPS-V77
Toujours à la recherches d'effets de qualité, bon marché et originaux, j'ai acquis récemment d'occasion ce multi-effet Sony DPS-V77.
Les multi-effets Sony de la série DPS sont très présents dans les studios, encore aujourd'hui. Leur prix démocratique et leur qualité fait qu'ils sont souvent acheté en plusieurs exemplaires.
Ce sont des multi-effets qu'on peut parfaitement comparer aux Lexicon PCM80, mais leur notoriété moindre fait qu'on les trouve à vil prix, et c'est tant mieux!
J'ai fait cette vidéo pour montrer quelques presets usines, car il n'y a pas grand chose sur le net à se mettre sous la dent.
Les multi-effets Sony de la série DPS sont très présents dans les studios, encore aujourd'hui. Leur prix démocratique et leur qualité fait qu'ils sont souvent acheté en plusieurs exemplaires.
Ce sont des multi-effets qu'on peut parfaitement comparer aux Lexicon PCM80, mais leur notoriété moindre fait qu'on les trouve à vil prix, et c'est tant mieux!
J'ai fait cette vidéo pour montrer quelques presets usines, car il n'y a pas grand chose sur le net à se mettre sous la dent.
Yamaha VL1
En 1994, c'est le règne sans partage du sampling dans la synthèse. Korg vend des 01W, Yamaha vend ses SY/EX, et Roland pointe le bout du nez avec le JD990, bientôt suivi du JV1080. Kurzweil et Emu proposent leurs samplers à prix d'or, et Akai les démocratise avec la série S. Les Virtual Analog n'occupent pas encore le devant de l'affiche, et les analos sont encore considérés comme has been.
Bref, on est à la croisée des chemins, quand Yamaha vient sur le marché avec ce qu'il est convenu d'appeler une révolution: la modélisation physique et le VL1.
Pour la première fois de l'histoire de la musique, le son n'est plus simplement reproduit à partir d'un enregistrement, mais calculé en temps réel par un processeur DSP. Mieux: cet instrument met en équation le comportement physique d'instruments à anche, flutes, cordes pincées...La réponse aux contrôleurs temps réel n'est plus simplement linéaire, ne fait pas qu'augmenter le volume ou l'ouverture d'un filtre, mais joue sur le timbre de base même du programme, qui est un modèle mathématique.
A ce moment-là, le VL1 coûte une fortune (environ 8000 de nos euros actuels), et c'est un prototype superbe et élitiste. Il fait figure de concept synth qui ne sera pas vendu en grandes quantités, mais qui est censé ouvrir la voie vers les futurs best sellers de la marque.
Malheureusement, Yamaha n'a pas vraiment transformé l'essai. Si la technologie a bien été incluse dans les synthés suivants (souvent sous forme de carte optionnelle PLG-150 VL dans les CS6R, Motif...Mais en premier lieu dans les synthétiseurs de la série EX), la grande majorité des utilisateurs est un peu passé à côté, pour plusieurs raisons:
- Les modèles sont monophoniques, ce qui n'est pas un problème pour les modèles de type saxo/flute, mais est quand même restrictif.
- Toutes les modélisations ne sont pas de niveau égale, et beaucoup de types d'instruments ne sont pas modélisés (comme le piano)
- Le prix du VL1, qui en a limité l'impact au départ, au contraire du DX7 qui a proposé une révolution à un prix relativement démocratique.
- Ces modèles mathématiques ne livrent leur pleine puissance que conjointement à l'utilisation de contrôleurs temps réels nombreuses et ardue (aftertouch, molettes, vélocité, contrôleurs par le souffle...)
- Programmation assez ardue, novatrice et un peu imprévisible.
Pour le reste, il faut reconnaître que, aujourd'hui encore, la réponse de cet instrument au jeu en temps réel est exceptionnellement vivante!
Bref, on est à la croisée des chemins, quand Yamaha vient sur le marché avec ce qu'il est convenu d'appeler une révolution: la modélisation physique et le VL1.
Pour la première fois de l'histoire de la musique, le son n'est plus simplement reproduit à partir d'un enregistrement, mais calculé en temps réel par un processeur DSP. Mieux: cet instrument met en équation le comportement physique d'instruments à anche, flutes, cordes pincées...La réponse aux contrôleurs temps réel n'est plus simplement linéaire, ne fait pas qu'augmenter le volume ou l'ouverture d'un filtre, mais joue sur le timbre de base même du programme, qui est un modèle mathématique.
A ce moment-là, le VL1 coûte une fortune (environ 8000 de nos euros actuels), et c'est un prototype superbe et élitiste. Il fait figure de concept synth qui ne sera pas vendu en grandes quantités, mais qui est censé ouvrir la voie vers les futurs best sellers de la marque.
Malheureusement, Yamaha n'a pas vraiment transformé l'essai. Si la technologie a bien été incluse dans les synthés suivants (souvent sous forme de carte optionnelle PLG-150 VL dans les CS6R, Motif...Mais en premier lieu dans les synthétiseurs de la série EX), la grande majorité des utilisateurs est un peu passé à côté, pour plusieurs raisons:
- Les modèles sont monophoniques, ce qui n'est pas un problème pour les modèles de type saxo/flute, mais est quand même restrictif.
- Toutes les modélisations ne sont pas de niveau égale, et beaucoup de types d'instruments ne sont pas modélisés (comme le piano)
- Le prix du VL1, qui en a limité l'impact au départ, au contraire du DX7 qui a proposé une révolution à un prix relativement démocratique.
- Ces modèles mathématiques ne livrent leur pleine puissance que conjointement à l'utilisation de contrôleurs temps réels nombreuses et ardue (aftertouch, molettes, vélocité, contrôleurs par le souffle...)
- Programmation assez ardue, novatrice et un peu imprévisible.
Pour le reste, il faut reconnaître que, aujourd'hui encore, la réponse de cet instrument au jeu en temps réel est exceptionnellement vivante!
Inscription à :
Articles (Atom)